Au faîte

Mardi 16, matinée de nettoyage et d’écopage après les grandes pluies de la veille et des scènes de grande solitude dans mon ciré jaune, la nuit tombée, pompant l’eau retenue dans les éléments de l’ossature, par centaines de litres, via les vases communicants, des tronçons de tuyau d’arrosage et deux PVC de quarante reliés par un coude : avalé pas mal de graviers, mais limité les dégâts… La bâche aura résisté, mais nous avons découvert de grandes flaques entre la dalle OSB et le frein-vapeur. Une fois « hors d’eau », il nous faudra la démonter et la remonter entièrement pour vérifier la totalité de la surface.

Après ce temps légèrement humide, la météo s’est remise au beau pour une dizaine de jours : inespéré. Depuis, nous n’avons pas arrêté.

Encore deux jours de montage des portiques, des pignons et des joues (sous les futurs débords de toit) ; enfin, jeudi 18 octobre, livraison des fermettes le matin, et l’après-midi, levage. 13 h 30 :

Fin de journée :

 

L’équipe régie – Luce puis Mélanie – a immortalisé la scène en plusieurs centaines de photos, qui formeront un petit time-lapse – de la main d’Esra, la compagne de Matthieu – visible très bientôt. Pour les impatients, voilà le principe :

Les jours suivants, réglages et contreventement :

Les panneaux marron d’Agepan servent donc à fermer et contreventer la structure. Ils font aussi office de pare-pluie et de support pour l’enduit à la chaux qui viendra sur les pignons. Au nord et au sud, ils seront à terme cachés par le bardage. Samedi soir :

Dimanche matin, nous avons terminé le contreventement et la pose des joues ; l’après-midi, début du levage des fermettes. Un ami de Matthieu venu nous aider, Rachid, tout en confiance :

Deux jours et demi plus tard, vue du ciel, depuis les fourches manuscopiques :

À ce stade, ayant tout de même participé à la pose des fermettes, j’ai touché terre dans les deux sens du terme : les hauteurs charpentières sont devenues trop techniques et dangereuses pour la meilleure volonté du débutant. L’occasion de se pencher sur d’autres dossiers, comme celui du poêle, au sujet duquel nous nous arrachons les cheveux (je raconterai plus tard). L’occasion aussi de planter le traditionnel bouquet sur le faîtage, pour célébrer l’achèvement de la charpente. Tu as vu, dit Louise, on dirait que la maison a une couette…

Pendant ce temps, Matthieu et Rachid n’ont pas fait semblant ; ils ont terminé hier la mise hors d’eau : contreventement des fermettes, croix de saint André, pose des chéneaux (encastrés dans la charpente), du pare-pluie et des liteaux. Ce matin ils distribuaient les tuiles, car nous devons rendre le manuscopique aujourd’hui. Ils repartent bien fourbus, mais bien contents.

(Dans la façade nord, à gauche sur la photo, seront pratiquées deux ouvertures pour des petites fenêtres, de part et d’autre de la porte d’entrée. De même sur la façade est, ici invisible.)

Maintenant, tâcher de se reposer…

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