C’est la ouate

Nouvelle année : comme il devient très difficile d’alimenter ces pages au fur et à mesure, un aperçu télé- et photographique des épisodes précédents.

Depuis le faîtage du dernier message, début novembre, quelques menus changements au-dessus : le contreventement des fermettes, les tuiles, les chéneaux (invisibles derrière le bandeau), le tubage du poêle et sa sortie de toit.

 

Au-dessous, il a fallu déposer la dalle OSB pour se rendre compte des dégâts de la grande pluie tombée la semaine avant le levage. Bien nous en a pris : nous avons découvert trois grandes flaques (déjà vertes : la photosynthèse a la peau dure) retenues par la membrane ; deux d’entre elles avaient traversé le joint entre deux lais. Écopage, ouverture de la membrane, ouate neuve, pansement, puis repose de la dalle.

Au-dehors, la structure de la terrasse donne une idée de l’allure de l’ensemble. (Les bâches ont été pliées depuis…)

Généralisation du frein-vapeur au mur et au plafond. D’aucuns observent que la marque est un peu prétentieuse, mais le scotch Tescon sauve la mise.

Puis des liteaux ont été ajoutés sur chaque poutre, pour retenir la membrane lors de l’insufflation de la ouate. Début décembre, deux grosses demi-journées pour poser les menuiseries avec Arnaud, indispensable, et avec l’aide de Vincent le lundi.

Enfin au sec et à l’abri du vent, mais pas encore au chaud : un boulot pour le poêle turbo que nous prête Florent, mais aussi pour Flocator, le super-héros de la décardeuse, dite aussi pompe à ouate. Dix jours de lutte acharnée en binômes pour insuffler dans les murs et le plafond pas loin de quatre tonnes de papier déchiqueté. Le principe : comprimée dans des ballots de dix kilos, la ouate est décompactée par les pales dans la cuve de la machine. À l’autre bout du tuyau, elle est soufflée puis de nouveau compactée à pleine main derrière la membrane. Un truc de Shadock, mais façon équilibriste, contorsionniste, manutentionnaire et coureur de fond. La ouate, qui n’a l’air de rien à première vue, légère, neigeuse, m’aura bien épuisé, ainsi que, par ordre d’apparition, Henri et Christian, qui m’ont donné plusieurs jours, Sébastien, Patrice, Florent et Fred. Après quoi, deux jours de ménage.

Pendant les vacances de Noël, l’expérience que j’attendais a eu lieu : une belle journée fraîche et ensoleillée a fait grimper la température intérieure jusqu’à 29 °C, sans feu. Puis il a gelé plusieurs jours : ça ne nous a pas empêchés d’inaugurer cette atmosphère en campant quelques nuits dans notre maison.

Verdict : une heure de bon feu suffit à réchauffer l’ensemble ; comme la dalle bois est tiède, on atteint une sensation de confort dès 15 ou 16 ° ; 20 ° et quelques verres avec des amis : tout le monde en chemise, ou presque…

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