Dans le dur

Cette fois nous y sommes.

Nous espérions hier matin arriver assez tôt pour voir une dernière fois le terrain intact, mais nous avons été devancés. Damien, le terrassier, y était à 7 h avec la « minipelle » – un léger euphémisme : vingt tonnes. À notre arrivée un heure plus tard, il avait décapé la terre végétale sur toute l’emprise de la maison et alentour :

Après quoi, implantation : décamètre, bombe rose, cordeaux bleus, pieux, planches, masse, briquet, niveau laser, niveau à bulle. Ici le premier point de la maison, le coin nord-est, depuis lequel nous avons tiré le second, à la boussole (au centre de la croix), plein Sud. Le coin nord-ouest a été approximé à la boussole, puis précisément équerré à la Pythagore : 5-4-3.

Le soir, notre petit pré tenait davantage de la bataille de la Somme… Les premières étapes du terrassement sont très impressionnantes. Le décapage de la terre a produit en deux heures une montagne de 4 m de haut où Lilas s’est déjà fait un plaisir de grimper ; pourtant, cette couche de terre est vraiment maigre en haut du terrain : la dalle calcaire est quasiment à fleur. Les fouilles pour les fondations dégagent un volume monstrueux de blocs, certains atteignant pas loin d’un demi mètre cube. La machine grince, cogne, gratte, soulève, enfonce… Il faut un petit effort pour imaginer la suite et ne pas se laisser aller à ce que cette première étape comporte de « destruction ». Il est plus clair que jamais que notre choix de laisser la pente naturelle du terrain et de ne pas le terrasser davantage (surtout ne pas créer de butte) était le bon, du moins de ce point de vue.

Au passage, il n’y a plus de doute sur la nature du terrain : argilo-calcaire, peut-être, mais surtout calcaire tout en haut… En descendant vers le bas du terrain, la couche de terre s’épaissit : au-dessus de la maison, une dizaine de centimètres, en dessous, une vingtaine ; au niveau de la phytoépuration où nous avons fait quelques sondages avec l’homme de l’art, qui est une jeune femme : une bonne quarantaine. Vu la végétation, le fond du terrain où nous avons prévu d’installer le potager devrait se laisser faire. Nous avions par ailleurs l’intention de monter quelques bacs près de la maison pour faire pousser salades, aromatiques et autres végétaux de première nécessité (ne pas courir 200 m pour une touffe de persil, c’est mieux pour les patates sautées) : il y aura visiblement de quoi les remplir.

Ça commence à faire un joli cadeau d’anniversaires, en ce 13 septembre…

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